Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs !
Et,peut-être,les mâts,invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus,sans mâts,sans mâts,ni fertiles îlots ...
Mais ,ô mon coeur, entends le chant des matelots !
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs !
Et,peut-être,les mâts,invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus,sans mâts,sans mâts,ni fertiles îlots ...
Mais ,ô mon coeur, entends le chant des matelots !
Stephane Mallarmé
Brise Marine
(1842-1898)