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Le botaniste Francis Hallé, co-initiateur du Radeau des cimes, partage son savoir scientifique et sa fascination pour le monde végétal dans un atlas de plantes toutes plus stupéfiantes les unes que les autres.
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L’agroforesterie. Il faut cultiver la forêt. Plus besoin d’engrais, de pesticides, d’eau… Dans des régions tropicales, ce système est courant. Les gens n’ont pas les moyens d’abattre des arbres gigantesques. Sous ces grands arbres, on plante des végétaux qui ont besoin d’eau. Des plantes médicinales ou fruitières. Parfois, ils abattent un arbre, qui leur apporte des ressources pendant cinq ou six ans. Et à sa place, on peut mettre des bananiers, du manioc ou toute plante ayant besoin de soleil.
Mon autre recommandation est de ne surtout pas boycotter les bois tropicaux. Sinon les gouvernements locaux remplaceront les forêts par des palmiers pour faire de l’huile. Ecologiquement, ce serait une catastrophe car les arbres tropicaux apportent beaucoup à l’environnement, contrairement à une monoculture de palmiers. Il faut seulement demander une traçabilité pour ces bois. Les Européens du Nord y sont bien parvenus. Pourquoi pas les Français ou les Espagnols ?
«Atlas de botanique poétique» de Francis Hallé, Arthaud, 122 pp., 25 euros.
Pour lire l'article en entier: http://www.liberation.fr/debats/2016/12/29/francis-halle-une-plante-n-a-ni-queue-ni-tete-c-est-pour-cette-alterite-que-je-suis-devenu-botaniste_1538044